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QUAND LA VIOLENCE EXPLOSE : COMPRENDRE UN CERCLE VICIEUX

(histoire inspirée de faits réels)

Les prénoms, les lieux et certains éléments de contexte ont été modifiés. Cette histoire est inspirée de plusieurs situations vécues.


Les faits : la violence à l’école


Dans un collège de taille moyenne, il y a un élève qu’on appellera Noah. Depuis plusieurs années, Noah a pris l’habitude de rabaisser certains camarades :


  • petites phrases blessantes,

  • moqueries répétées,

  • surnoms humiliants,

  • messages vexants dans les groupes de discussion.


Rien de spectaculaire en apparence, rarement de coups. Mais pour ceux qui en sont la cible, comme Alex et d’autres, cela devient un harcèlement moral : un fil constant de mal-être, d’angoisse d’aller en cours, de peur de se faire ridiculiser.


Au fil du temps :

  • les conflits se répètent,

  • plusieurs parents se plaignent,

  • l’établissement intervient à plusieurs reprises.


Les adultes demandent à la famille de Noah de réagir. La maman finit par l’emmener voir un psychologue, et l’équipe éducative met en place quelques mesures : surveillance accrue, discussions, rappels au règlement.

Les enseignants, eux, se sentent à bout : impression de déjà-vu, de ne jamais avoir vraiment le temps de traiter le fond, de juste colmater.


Et comme souvent, la situation est paradoxale :

  • certains jours, Noah est drôle, généreux, sympa ;

  • les mêmes élèves qui souffrent de ses remarques jouent parfois avec lui à la récré. Rien n’est simple, rien n’est tout blanc ou tout noir.


Un après-midi, pendant une activité sportive au gymnase, un petit groupe, où se trouvent Alex et d’autres, commence à jouer à un jeu de bagarre “pour rire” : on se pousse, on fait semblant de se battre, on rigole, c’est censé rester dans le jeu.

Noah s’approche, veut participer.


Peu à peu, l’ambiance change de ton :

  • des remarques fusent sur « tout ce qu’il a fait avant »,

  • un élève lance l’idée de « le faire un peu payer »,

  • plusieurs se mettent à le bousculer plus fort que prévu.


Au début, ça oscille encore entre jeu et règlement de comptes, mais très vite, la ligne est franchie :

  • Noah se crispe, commence à avoir peur ;

  • les coups deviennent réels, plus appuyés ;

  • il essaie de se dégager, n’y arrive pas ;

  • certains rient nerveusement, d’autres suivent le mouvement du groupe sans trop réfléchir.


La scène finit en agression de groupe : Noah se retrouve au sol, et plusieurs élèves lui donnent des coups de pied et de poing, assez forts pour qu’il en garde des marques et un énorme choc.


Le soir, une maman envoie un message à une autre :


« Je viens d’apprendre que ton enfant faisait partie du groupe qui a frappé Noah aujourd’hui. Pour moi, ça dépasse de loin les petites chamailleries et c’est inadmissible. De notre côté, on a toujours fait le nécessaire quand on nous a signalé le comportement de Noah. J’espère que vous ferez aussi le nécessaire, parce que là, on parle de violence grave. »

Dans cette micro-histoire (qui pourrait être celle de beaucoup d’écoles), on a :

  • un enfant qui a harcelé moralement pendant longtemps,

  • des élèves qui ont été victimes,

  • ces mêmes élèves qui, un jour, deviennent agresseurs collectifs,

  • un enfant au sol, plusieurs contre un,

  • des parents et des adultes pris dans leurs émotions, leurs peurs, leurs colères.


Ce n’est ni une simple histoire de chamailleries, ni une histoire de “bien fait pour lui”.C’est un cercle vicieux qui a explosé.


Les pièges à éviter : minimiser, juger, répondre par plus de violence


À partir de situations comme celle-ci, il y a plusieurs pièges très humains.


Minimiser la souffrance des uns au nom de la souffrance des autres


Quand on est parent de Noah, on peut être tenté de dire :

« Ce qu’il a vécu aujourd’hui, c’est d’une gravité extrême. À côté, les histoires d’avant, ce n’étaient que des histoires d’enfants. »

Quand on est parent d’Alex ou des autres, on peut, à l’inverse, penser :

« Avec tout ce qu’il leur a fait subir pendant des années, il l’a bien cherché. »

Dans les deux cas, on tombe dans le même piège :


  • on hiérarchise les souffrances,

  • on met d’un côté ce qui est “vraiment grave”,

  • et de l’autre ce qu’on réduit à des “broutilles” ou des “chamailleries”.

Or :

  • le harcèlement moral répété détruit l’estime de soi, la confiance, le sentiment de sécurité;

  • l’agression physique en groupe traumatise profondément : être à terre, à plusieurs contre soi, c’est une scène qui reste.

Les deux sont graves. Les deux laissent des traces. Les deux doivent être reconnus.


Chercher le “méchant” à désigner


On adore le scénario simple :

  • un méchant,

  • une victime,

  • et un camp à choisir.


Mais ici :

  • Noah a été harceleur pendant longtemps,

  • puis il devient victime d’un passage à tabac,

  • les élèves harcelés deviennent auteurs de violence.


Ce ne sont pas des monstres. Ce sont des enfants pris dans des émotions qu’ils ne savent pas gérer, dans la pression du groupe, son effet magnétique, dans des blessures non traitées.

Si on reste sur “qui est le méchant ?”, on passe à côté de la vraie question :

Comment on en est arrivé là, et comment on s’en sort autrement ?

Répondre à la violence par encore plus de violence


L’agression finale ne “sort pas de nulle part”.

Elle est le résultat :

  • de colères accumulées,

  • d’un sentiment d’injustice non entendu,

  • d’un besoin de reprendre le pouvoir,

  • et de la croyance que “la seule façon de faire comprendre à quelqu’un, c’est de lui faire la même chose, en pire”.


C’est le schéma classique :

Violence → souffrance → colère → nouvelle violence → encore plus de souffrance…


Et si les adultes répondent avec la même logique (guerre entre parents, paroles humiliantes sur “les monstres”, exclusions sans accompagnement), on ne fait que reproduire le problème.


Ouvrir une autre voie : amour, vérité et limites fermes


L’amour, ce n’est pas tout accepter. C’est tout regarder en vérité, et choisir une réponse qui apaise au lieu d’enflammer.


Nommer clairement ce qui s’est passé, des deux côtés


Première étape :

  • Oui, Noah a harcelé d’autres élèves. C’est grave.

  • Oui, plusieurs élèves l’ont frappé au sol. C’est grave aussi.


L’un ne justifie pas l’autre. L’un n’annule pas l’autre.

On ne peut pas dire :

“Comme il a harcelé, ce n’est pas si grave qu’il se fasse frapper.”
Ni l’inverse :“Comme il a été frappé, tout le reste n’était que des petites histoires.”

Prendre soin de tous les enfants impliqués


Chaque enfant a quelque chose à traverser :

  • ceux qui ont été harcelés ont besoin d’être reconnus, apaisés, restaurés ;

  • Noah a besoin d’être accompagné pour comprendre ce qui l’a poussé à harceler, et pour apprendre d’autres manières de se relier ;

  • les enfants qui ont participé à l’agression ont besoin :

    • de saisir la gravité de ce qui s’est passé,

    • d’être responsabilisés,

    • mais aussi de ne pas être écrasés par une étiquette définitive de “voyou” ou “agresseur”.


Ça peut passer par :

  • des espaces de paroles encadrés,

  • des processus de justice qui restaure (mettre des mots, demander pardon, proposer des gestes de réparation),

  • un suivi psychologique si nécessaire,

  • du travail sur les émotions, la colère, la gestion des conflits.


Poser des limites claires, sans écraser


Aimer, ce n’est pas laisser faire.

C’est pouvoir dire :

  • non au harcèlement,

  • non à l’agression en groupe,

  • non à la banalisation de l’un comme de l’autre.


Des sanctions peuvent être nécessaires, mais les plus utiles sont celles qui aident à grandir :

  • réfléchir à ce qui s’est passé,

  • entendre l’impact sur les autres,

  • être impliqué dans des actions de sensibilisation ou de coopération,

  • s’engager sur des comportements concrets différents.


Garder un regard humain sur l’enfant “qui pose problème”


Il est très facile de réduire Noah à :

« le harceleur »,« le problème »,« celui qui fout le bazar ».

Mais un enfant qui harcèle est aussi, souvent :

  • un enfant qui ne sait pas exprimer ce qu’il ressent,

  • un enfant qui répète des schémas vus ailleurs,

  • un enfant en insécurité, qui cherche à exister, à contrôler, à ne pas être le plus faible.


Avoir de la compassion pour lui ne veut pas dire excuser ses actes. Ça veut dire séparer la personne de ses comportements :

“Ce que tu fais est inacceptable. Tu n’es pas réductible à ces comportements. On va t’aider à changer.”

On peut à la fois :

  • protéger fermement les autres,

  • et souhaiter profondément que lui aussi guérisse de ce qui le pousse à faire mal.


Une image bienveillante pour changer de regard : le petit chien qui ne sait pas communiquer


Pour comprendre ce type de situation, on peut imaginer Noah comme un tout petit chien agressif. Un petit chien qui ne sait pas communiquer autrement :

  • il est maladroit pour exprimer ce qu’il veut,

  • il a appris à mordre, aboyer, grogner,

  • il réagit avant de comprendre,

  • et il évolue dans un cadre qui n’est pas toujours très adapté ou bienveillant.


Le système éducatif, malgré lui et malgré des personnes ayant de véritables bonnes volontés est dépassé. Aujourd’hui, par manque de moyens, et de soutien réel, ce système laisse parfois les enfants un peu livrés à eux-mêmes sur le plan émotionnel : on leur demande de “bien se tenir”, mais on ne leur apprend pas vraiment à :

  • dire ce qu’ils ressentent,

  • poser leurs limites,

  • demander de l’aide autrement que par l’attaque ou la fuite.


Alors oui, Noah a harcelé moralement pendant longtemps. Oui, ça laisse des traces profondes. Et que l’on soit enfant ou adulte, c’est très dur à vivre et à dépasser.


Mais c’est là que peut commencer un vrai travail de bienveillance, de pardon et de compassion.

Cela ne veut pas dire :

  • accepter à nouveau ce type de comportement,

  • se remettre en danger,

  • ou faire comme si “ce n’était pas si grave”.


Au contraire : il s’agit de rester ferme et soudé entre amis, entre adultes, avec des règles claires… tout en gardant une ouverture intérieure pour cet enfant qui, lui aussi, est perdu.


Concrètement, cela peut ressembler à :

  • prier pour lui,

  • lui souhaiter de recevoir la lumière dont il a besoin,

  • lui envoyer de l’amour, seul ou à plusieurs, avec l’intention qu’il trouve un autre chemin.


On peut faire cela avec nos enfants : leur proposer, au lieu de rester uniquement dans la haine ou la peur, de diriger de la lumière vers celui qui les a blessés, sans jamais nier ce qu’ils ont vécu, mais en refusant de se laisser enfermer dans le rôle de victime ou de justicier.


On entend souvent « œil pour œil, dent pour dent » comme si la loi du plus fort était celle à suivre et que cela signifie faire la guerre !


Mais la plus grande force de guérison et de transformation positive, c’est l’Amour. Comme le disait Gandhi : "Un œil pour œil et le monde finira aveugle." Car "l'amour est la force la plus puissante que possède le monde ..."


Même lorsque l’ombre croit gagner, elle ne se rend pas compte qu’elle est, malgré elle, sous le contrôle de la lumière. Il n'y aura jamais d'ombre sans lumière car :

  • derrière l’ombre, il y a toujours la lumière,

  • c’est la lumière qui permet de voir l’ombre,

  • et c’est parce que l’ombre est vue qu’on peut travailler dessus et la transformer.


Peu à peu, en transformant cette ombre, on peut devenir :

  • plus transparents,

  • plus authentiques,

  • et comme enveloppés de cette lumière qui nous submerge et rayonne autour de nous.


C’est cette direction-là que l’on peut proposer à nos enfants : ne pas nier la violence, ne pas l’excuser, mais choisir de ne pas la laisser dicter la suite de l’histoire.


Ce que l’Histoire nous montre : la violence ne résout rien, l’amour transforme


Ce qui se joue dans une cour de collège est le reflet de ce qui se joue à plus grande échelle entre peuples, pays, groupes humains.


L’Histoire est claire, les deux guerres mondiales ont fait des dizaines de millions de morts chacune.


Pourtant, ces violences extrêmes n’ont pas “appris” à l’humanité à ne plus faire la guerre. On voit encore aujourd'hui des conflits et des guerres même s'ils ne sont pas à l'échelle mondiale. Il y'a encore beaucoup de misères et de morts !


Aujourd’hui encore, la logique est la même puisque les dépenses militaires mondiales sont très élevées. Les plus grands producteurs d’armes ont d'excellent chiffre d’affaires. Une immense partie de l’intelligence, du temps, de l’argent de l’humanité sert encore à préparer la guerre ou à la rendre plus “efficace”. Imaginons si ces efforts était destinés pour la paix.


Pourtant, des mouvements non violents ont montré une autre puissance comme la lutte pour l’indépendance de l’Inde avec Gandhi, a eu gain de cause et a profondément ébranlé l’Empire britannique en exposant l’injustice sans recours à la violence armée. Donc sans dommages collatéraux.


Ça ne veut pas dire que la non-violence est facile ou parfaite. Ça veut dire qu’à long terme, la violence détruit profondément, alors que les démarches d’amour, de vérité et de coopération ont beaucoup plus de chances de créer :

  • de la guérison,

  • des relations durables,

  • un changement qui ne repose pas sur la peur.


En conclusion : ce qu’on choisit de nourrir


Dans notre histoire, on pourrait se contenter de dire :

“Les enfants ont mal agi, il faut les punir”, ou “Noah l’a bien cherché, il a enfin compris ce que ça fait”.

Mais si on veut vraiment que quelque chose change, il faut aller plus loin :

  • reconnaître toutes les souffrances,

  • refuser toutes les violences (morales, physiques, individuelles, de groupe),

  • accompagner les enfants à sortir du réflexe :

    “On m’a fait mal → je rends le mal”.


L’amour, dans ce contexte, ce n’est pas un mot mignon. C’est une boussole de fond :

  • pour nos choix éducatifs,

  • pour la manière dont les parents se parlent entre eux,

  • pour la façon dont l’école gère les conflits,

  • pour la manière dont nous, adultes, parlons des enfants “qui posent problème”.


Si on veut moins de guerre dans le monde, il faut commencer par arrêter d’alimenter la guerre dans les cours d’école, dans les familles, dans nos réactions. L'extérieur est le reflet de ce qui se passe à l'intérieur de nous. Donc si on veut que les choses changent il faut se changer soi-même et arrêter de cultiver colère et haine en soi.


Chaque fois qu’on choisit :

  • l’écoute plutôt que l’écrasement,

  • la vérité plutôt que la minimisation,

  • des limites fermes plutôt qu’une punition humiliante,

  • la réparation plutôt que la vengeance,

on met un petit grain de sable dans la machine de la violence…et un petit peu plus de lumière dans la vie des enfants qui nous regardent et qui apprennent, de nous, et de comment on traite les conflits.


Pour aller plus loin ...


Voici un extrait du livre A.M.I, enfants des étoiles de Enrique Barrios. Ce livre est une pépite car il évoque de nombreux concepts et est d'une grande sagesse.


La trilogie Ami suit Pedro, un garçon qui rencontre un enfant venu des étoiles. Il découvre que la Terre est observée par des civilisations beaucoup plus avancées. Au fil de voyages sur d’autres mondes, il comprend qu’il existe une loi invisible qui régit les civilisations vraiment évoluées, et que notre manière de vivre sur Terre en est très éloignée. Peu à peu, il va apprendre : qu’est-ce qui fait vraiment qu’un monde est “civilisé”… et que devons-nous changer en nous pour ne plus être considérés comme des primitifs ?

À travers leurs voyages interstellaires et leurs échanges profonds, les trois tomes invitent à une transformation intérieure et à une vision plus fraternelle de l’univers

"Après la visite d'Ami, il y a un nouveau Dieu pour moi. Je crois que même beaucoup d'athées pourraient être d'accord avec ma nouvelle vision de l'Inventeur du Cosmos, qui est la même que dans les endroits les plus avancés de l'Univers ; je l’ai reçue d'eux.
Je sais que Dieu a toujours été et sera le même, mais notre façon de voir change avec le temps, avec notre propre évolution. Au début, les gens pensaient que le Créateur était une pierre ou un éclair ou un soleil. Ensuite, nous avons appris que ce n'était pas seulement ça. Et chaque fois que nous pouvons le concevoir d'une manière plus élevée, c'est comme si elle était transformée pour nous en un nouveau Dieu, ce qui était exactement ce qui m'est arrivé.
Avant Ami, dans mon imagination, Dieu était un homme vigilant, vindicatif, rigide, sévère, punitif et en colère. Eh bien, c'est l'idée que certaines personnes m'ont transmise pour me faire peur, et même dans la Bible, elle le peint plus ou moins comme ça dans certains passages. À cause de tout cela, j'avais très peur de lui quand j'étais enfant. Mais plus tard, j'ai découvert que si je ne pensais pas à lui, je ne me sentais pas de mauvaise humeur, et il semblait plus commode de douter de son existence..
Mais maintenant, pour moi, c'est un bon et radieux « Être-Présence-Intelligence » qui dirige l'Univers. J'ai appris de Lui grâce à l’ami qui est venu des étoiles pour me rendre visite dans son vaisseau : Ami ; Il m'a fait connaître Dieu Amour. Maintenant, je fais attention, parce que cela a cessé d'être une idée imaginaire et est devenu quelque chose que je peux ressentir, vivre et expérimenter. Bien sûr, puisque l'Amour est Dieu, chaque fois que je ressens de l'Amour, je fais l'expérience de Dieu. Facile.
Facile pour les âmes simples, je veux dire ; parce que si nous en parlons avec un vieil homme d’esprit, il en sortira des complications théologiques et intellectuelles qui embrouillent tout et qui, à la fin, nous éloignent de Dieu. Ce qui se passe c’est que sur cette planète nous sommes à moitié tordus à l'intérieur, c'est pourquoi il est difficile pour nous de comprendre des choses simples.
C'est la même chose en ce qui concerne la gestion de ce monde. J'ai voyagé à Ofir, un monde évolué, et aussi dans d’autres. Ainsi, je savais que les civilisations avancées de l'Univers partagent tout avec affection, comme si c'était une grande famille planétaire. Simple. Et par conséquent, cela semblait être une fête permanente parce que tout le monde était heureux. Mais ici, vous sortez dans la rue et pour un visage heureux, cent visages fermés... Et presque tout le monde pense que l’argent résoudrait leurs problèmes, mais plus l'endroit est riche, plus les visages sont fermés tels des pierres...
Ce qui se passe, c'est que le matériel n'est que "la partie extérieure", mais le bonheur est en lien avec "la partie intérieure", et à son tour en lien avec l'Amour. C’est justement le principe directeur des mondes plus avancés que le nôtre, L’Amour ; à cause de cela, la vie est vue d'un "nous", alors qu'ici seul le "moi" est important.
L’égoïsme est notre comportement le plus naturel, et cela découle de notre mode de vie, tirée par le fameux cruel vieux « moteur » de cette « civilisation », la « compétitivité », ce qui est ni plus ni moins que la loi préhistorique de la « jungle », exprimée en mots élégants... Mais les mondes évolués ne sont plus dans la préhistoire. Il n'y a pas de concurrence, au-delà du partage.
En raison de cela et d'autres raisons, les civilisations cosmiques considèrent que notre humanité n'est pas encore civilisée ou a évolué. Pour ces personnes, nous sommes une espèce plutôt primitive, bien que nous nous considérions comme « modernes » (les gens de l'année 1200 et de tous les temps ont été considérés de la même manière)... Et nous ne pouvons pas comprendre pourquoi l'équipage de ces vaisseaux silencieux que l'on voit de plus en plus fréquemment, et qui possèdent une technologie que nous ne pouvons pas atteindre, nous considèrent indignes du moindre contact au niveau officiel.
Eh bien, les professeurs d'université ne vont pas entrer en contact avec les sauvages de la jungle, pourquoi ? Envoyez des instructeurs ? Sûrement ils finiraient par être criblés de flèches empoisonnées... Il vaudrait mieux les laisser avec quelques petits livres et des illustrations faciles à comprendre, avec l'ABC de ce qu'ils veulent leur enseigner.
Un autre exemple : si vous allez rendre visite à un criminel dangereux, il pensera que vous le soutenez... Et si vous lui dites que son comportement n'est pas correct, il vaut mieux prendre une protection à l'épreuve des balles... Quoique inutile, parce qu'il sait très bien ce qu'il fait. Dans ce cas aussi, il est préférable de laisser des livres à proximité (et n'oubliez pas d'y inclure des balles et des dangers, beaucoup d'angoisses, de haine et de chagrins, sinon, il va s’ennuyer et jeter le livre)...
Mais malgré toutes les obscurités et les difficultés de ce monde non civilisé qui, pour vivre dans sa préhistoire, ne respecte pas ou ne comprend pas ce qu'est réellement l'Amour, Ami dit que je dois vivre avec joie, avec de bonnes vibrations vers tous y compris les scientifiques qui se consacrent à l’invention avec leurs connaissances, de nouvelles armes, ou ceux qui négocient la destruction de la nature (il croit qu'il est facile d'aimer certains humanoïdes).
Selon lui, ces "bienfaiteurs de l'humanité" (je les mettrais tous en prison pour qu'ils ne fassent plus de mal), ce n'est pas qu'ils sont mauvais, mais ils sont ignorants. Pour cette raison, la solution n'est pas de se disputer ou de se battre ; le remède n'est pas d'effacer de la carte ou d'emprisonner quelqu'un (malheureusement), mais d'enseigner, d'aider à changer l'esprit et le cœur, au moins des plus jeunes, que nous pouvons rendre encore différents (maintenant que je me rends compte que adulte et adultérer ont la même racine)...
Je dis que nous pourrions devenir différents et conduire le monde d'une manière plus humaine à un moment donné, mais ce n'est pas sûr car à l'école ils ne nous apprennent pas à être de meilleures personnes. Notre éducation n'est pas orientée vers "l'intérieur", mais vers l'extérieur ; pour cette raison, presque tout ce que nous faisons est de mémoriser des données, et pas justement des données qui mènent au bonheur ou qui nous font comprendre le sens supérieur de la vie.
Accumuler des données sur l'extérieur de tout ne change rien à l'intérieur, pas dans un sens profond. Et au lieu de nous encourager à nous soutenir, ils nous encouragent à être très « compétitifs », et cela signifie essayer de battre les autres en tout, les laissant en purée, les écrasant, les dépassant. C'est notre formation philosophique, morale et éthique actuelle. Nous nous habillons mieux qu'avant, à l'extérieur, et nous marchons avec un téléphone portable. Mais à l'intérieur, des grottes à aujourd'hui, rien n’a vraiment changé...
Compte tenu de ce scénario, il me semble parfois que ma génération ne fera rien de différent non plus. Y en aura-t-il une autre ?... J'ai changé, maintenant je m'intéresse très sérieusement au destin de cette humanité, mais non grâce à l'école, mais grâce à Ami, et c'était une autre grande Lumière pour mon âme, qui ne m'a pas atteint de la Terre, naturellement.
Mais "les amis d'en haut" ne peuvent pas réveiller tout le monde, un par un, et comme ici bas il n'y a pas beaucoup d'intérêt pour l'amélioration intérieure de l'espèce humaine, je ne vois pas de changement facile dans ce monde, à moins que nous produisions des catastrophes si effrayantes que, si nous survivons, nous serons forcés à changer, à construire un monde différent du monde actuel.
Mais Ami dit que l'idée est de changer le monde sans catastrophes majeures, et pour que je collabore un peu, m’a donné la mission d'écrire ces petits livres, qui exposent le plus élémentaire et le plus fondamental mode de vie des planètes (et des personnes) avec une plus grande évolution que la nôtre.
J'ai déjà dit que ces hautes vibrations sont guidées par le "Principe fondamental de l'Univers" ou "Loi fondamentale de l'Univers" (autre grande Lumière d'origine non-terrestre dans ma vie), c'est-à-dire, l’Amour, quelque chose de très simple. Cela conduit à rechercher le plus grand bien possible pour tous.
Mais, en dépit de ce qui pourrait sembler être "romantique" ou "spirituel" à cause de ces obscures latitudes de compréhension, dans ces mondes lumineux nous travaillons principalement dans des centres de recherche et des universités, et dans ces endroits se réalisent beaucoup d’activités tournées vers le développement spirituel, parce que là, la spiritualité et la science sont la même chose, et ils savent que tout dépend de l'Amour... Pas ici, ici tout dépend de la bourse des "valeurs", des banques...
La chose logique serait que quelque chose d'aussi délicat et complexe qu'un monde soit dirigé par des scientifiques ou des érudits, mais sur cette planète nous ne sommes pas guidés par l'Amour, et c'est pourquoi nous ne sommes pas logiques. Un lecteur très intellectuel dirait que ce que je viens de souligner est incohérent, parce que cela n'a rien à voir l'Amour et la logique. Cependant, voici une autre Lumière fournie par Ami : "L'Amour est la logique suprême", mais cela, seule la sagesse du Cœur peut le comprendre, et comme ceux qui nous dirigent ne le comprennent pas, et encore moins l'appliquent, il arrive quelque chose vraiment très incohérent, c'est illogique : le destin de l'humanité, notre avenir et celui de toute la vie planétaire est soumis aux lois du marché...
Et ainsi nous glissons vers le bas de cette périphérie galactique dans notre beau navire terrestre commercial ; aveugles, stimulés par la concurrence cruelle à la poursuite d'un seul objectif : ARGENT, peu importe comment c'est réalisé. Si l'affaire est profitable, rien ne compte, la vie, le bien-être du peuple, la préservation de la nature ou le futur planétaire.
Voici le résultat de la « philo$ophie » qui gouverne notre planète : la plupart des gens ne sont pas heureux, ou n'ont rien à manger, ou n'ont pas le temps de profiter de la vie ; la corruption rampe même dans les endroits les plus sacrés, la violence et le crime grandissent, les dents et les griffes s'affinent contre le voisin, augmentant les portes, les cadenas, les revolvers et les murs, augmentant la distance entre riches et pauvres, tandis que des entreprises pourries détruisent et polluent notre foyer planétaire.
Et les besoins profonds et les valeurs de l'être humain ? Qu'est-il arrivé à la vraie amitié, la tendresse, la gentillesse, l'affection ? Quel avenir nous attend si nous continuons comme ça ? Penser à ce sujet ne donne pas de bons résultats, ce n'est pas « rentable » à autre chose. Ici, les gens sont des « artefacts productifs et des consommateurs », point. Et la nature est "marchandise". « Si vous générez des profits on vous traite bien et on vous sourit, sinon, vite hors de ma vue »...
Si nous continuons comme ça nous allons tout anéantir, et nous le savons très bien. Mais, tout reste pareil..."

 
 
 

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